L’émission Ôlamae El Djazaïr, qui est revenue sur la vie du grand homme qu’était Mohamed Kettou, nous a encore une fois rappelé qu’en Algérie on ne reconnaît la personnalité culturelle et les savants qu’après leur mort. En effet, bien qu’il fût très admiré par auditeurs qui suivaient ses émissions à la radio, la plupart des Algériens croyaient que cet homme n’était qu’un homme de religion et un excellent animateur. Cette émission a prouvé que la réalité est tout autre. Si Mohamed Kettou, Omar Metatla, cheikh Hamani et bien d’autres personnalités du monde religieux étaient égyptiens ou syriens, ils auraient été reconnus pour leurs connaissances et leurs écrits édités et étudiés dans les manuels scolaires.
Abderrahane El Djilali qui a 102 ans aurait été aussi célèbre que cheikh El Ghazali ou El Bossi. Le président de la République a bien fait d’encourager l’émission présentée à partir de la zaouïa de Sidi Belkaïd. Nos savants et nos érudit auront l’ocasion de prouver qu’ils n’ont rien à envier aux étrangers.

