Alors que l'Islam invite au premier verset du Coran à l'élévation de l'esprit, au dépassement de la matière, au questionnement face à l'immensité et à la quête perpétuelle de la connaissance, quinze siècles après sa descente sur terre, nous sommes encore là à croire que porter la barbe et la gandoura ouvre les portes des Cieux et à nous demander s'il faut, pour être près de Dieu, entrer du pied droit ou du pied gauche aux vespasiennes. Incapables d'être hommes parmi les hommes, nous sommes devenus des bêtes malfaisantes à abattre à tout bout de champ.<<[Des gens à peau sombre, cuisinant d'étranges normes d'hygiène qu'il faut emprisonner à l'intérieur de leurs frontières>>.<<Des gens qui ne comprennent que le langage de la force>>.]
Mais quelle est cette force que nous autres, arabes et musulmans, ne pouvons posséder? Pourquoi n'y a t-il jamais en nous des mathématiciens et des physiciens de la trempe de Einsten, des praticiens de l'envergure du professeur Barrard, capables de bouleverser toutes les données scientifiques établies?
Pourquoi n'y a t-il jamais parmi nous des ingénieurs, des chercheurs, des inventeurs capables de transformer l'eau en mazout, ou de faire, d'une byciclette, un engin volant? Pourquoi sommes nous incapables de produire des choses, d'inventer des choses, de découvrir des choses, de réaliser des choses comme les autres? Et si jamais les autres cessaient un jour de produire, d'inventer, de découvrir, de réaliser, que deviendrions-nous, alors?


