La qualification de l’Algérie au Mondial 2010 est désormais une certitude bien incréée dans l’esprit collectif des Algériens qui l’exhibent comme un vrai trophée. Nos concitoyens transportés aux plus hautes cimes par les effets d’une joie sublime redescendent peu à peu sur terre et affrontent graduellement les préoccupation de l’heure, à commencer par l’Aïd El Kebir annoncé pour la fin de la semaine.
« Cette année, le mouton est plus cher », attestent les citoyens, « les vendeurs n’ont pas l’intention de nous faire une faveur après la victoire de l’EN », rétorque ironiquement un de mes confrère. Cette cherté est dû, selon un boucher du boulevard quartier Telemly à une pluviométrie importante et les éleveurs n’ont plus de souci. Pourtant, ils font état d’un excédent qui avoisine trois millions d’ovins, selon la direction de l’agriculture. Les prix jusqu’à présent s’envolent et celui de l’antenais, qui frôlait la barre de 27.0*, a enregistré une housse de plus de 60% par rapport aux mois derniers.
Comme d’habitude, le marché continue à subir le dictat des maquignons qui achètent au plus bas prix.
Ces derniers ne mettent pas ta totalité de leurs troupeaux en vente lorsque la saison s’annonce pluvieuse et c’est le cas cette année. En plus, le problème de la chaîne d’intermédiaires et des spéculateurs souvent mise à l’index perdure sans toutefois que la direction du contrôle des prix ou le ministère du commerce n’interviennent.
Il faut dire que le coût du mouton qui se situe entre 30.0* et 45.0*, en a refroidi plus d’un. « Comment un simple salarié pourrait-il se permettre ? », reconnaissent les vendeurs même. « Ce n’est pas pour moi que je voudrais acheter le mouton, c’est pour mes enfants qui me pressent, mais les prix sont encore au-dessus de mes moyens », clama un paramédical qui travail avec moi. Par ailleurs, pour les familles qui ont décidé de ne pas acheter le mouton, ils doivent se rendre dés maintenant chez les bouchers avant qu’il ne soit trop tard, sachant que certains de ces commerçants ont déjà bouclé la liste des « réservations » pour l’acquisition d’abats entiers.
Tous les quartiers de la ville d’Alger sont inondés par ses habitants et ceux venant des villes limitrophes pour les courses de l’Aïd. Outre l’achat du mouton qui devient une obligation, nos concitoyens ont pris l’habitude de fêter l’Aïd avec des tenues vestimentaires neuves. Les achats de l’Aïd Al Adha se feront cependant dans la précipitation, et pour cause le match de football décisif pour la qualification des Verts au Mondiale qui carrément volé la vedette aux autres évènements.
Le marché d’El Biar a été avant-hier pris d’assaut très tôt le matin par les ménages en quête de produits bon marché. Cette période de l’années proet d’être une vraie aubaine pour les commerçants qui savent profiter de l’occasion. Un grand choix est offert et les négociations sur les pris son toujours ouvertes. Parfois, ces commerçants deviennent même des enfants de cœur qui vous accordent automatiquement des remises. Ces dernières années, c’est la marchandise chinoise et turque qui remporte la plus grande part du marché national, et le créneau le plus porteur actuellement concerne les vêtements pour enfants.
Au boulevard Didouche Mourad, plusieurs boutiques se sont converties. Les prix sont incroyablement ruineux mais les parents pressés d’en finir avec cette corvée n’ont pas d’autre choix. « Avec le problème de l’embouteillage, je préfère en finir avec ces achats aujourd’hui. Autrement, je resterai stressé, vu que l’Aïd approche », « En plus, j’ai fait l’expérience les années précédentes.
A la veille de l’Aïd, il ne reste généralement plus rien et je serai obligé de prendre n’importe quoi c’est pour cela que je préfère faire mes achats un peu plus tôt. » Ma femme également dénonce les pratiques des commerçants qui affichent des tarifs insupportables à la veille de chaque évènement. « Des ensembles de rien du tout pour enfants de deux ans sont cédés à 4000DA. C’est incroyable, c’est de l’arnaque et ce n’est même pas de la bonne qualité ; c’est la marchandise chinoise. J’avais programmé de gâter mes enfants cette fois mais ma femme me dit que je vais me contenter de leur offrir des manteaux et des bottes puisque l’hiver approche », regrette ma femme qui sort du magasin Actua les mains vides, tout en se dirige vers la rue Meissonnier, réputée pour ses vêtements à bon prix.
A l’instar de la viande, qui continue son ascension fulgurante, les fruits et légumes accusent également une certaine instabilité des prix. La mercuriale est encore une fais chamboulée par la flambée subite de certains fruits et légumes.
A titre indicatif, la pomme de terre est passée à 60DA, voire à 70DA dans certains quartiers de la ville. La tomate varie entre 80DA et 90DA, selon la qualité. L’oignon est passé à 80DA, les haricots verts de 120 à 160DA et les fèves sont proposés à 150DA. La laitue à 80DA et le poivron à 150DA, les fenouils à 70DA, les artichauts à 120DA, les haricots blancs à 250DA alors que les haricots à égrener à 350DA. L’ail varie entre 280DA et 320DA le kilo. Pour les carottes, elles sont cédées à 80DA, alors que le kilo de navet, qui promet une flambée à la veille de l’Aïd car très utilisé dans les plats traditionnels comme la rechta ou le couscous, est cédé à 70DA.
Il faut reconnaître que les bourses modestes auront encore plus de mal à remplir leur couffin, les jours à venir.
Cette hausse ne consterne évidemment pas uniquement les légumes mais s’étend aux fruits. Les pommes sont proposées à 250DA, les bananes à 150DA et les fraises à 600DA.

