de lamine16 le Lundi 25 Mai 2009 - 1:31
Bonsoir.
J'aime ce genre d'expressions, souvent
Aller à moi:
Dir Errih el redjlik--> Bouge de lÃ
Riyah fi 9chourek --> arrêtes de te la PT
3amel ki reb3a ta3 esbah--> Tu ressembles à rien (hadi 9dima mais j'aime bien, ça me rappelle le CEM )
Bouji takoul errouji (y a une suite, teg3oud habess takoul khobz yabess) --> Je sais pas comment l'expliquer
Riti el bagra ---> arrêtes de te la PT
Cher sodomido je vous demande de bien lire ce sujet que j'ai écrie sur ce forum.
la langue parlée en Algérie, communément appelée arabe algérien, est une langue dont la base est l'arabe. Mais c'est aussi une langue qui a beaucoup emprunté aux autres langues telles que le turc, le français, l'espagnom et l'italien en fonction de la proximité géographique ou des rencontres historiques, c'est le propre de toute langues. Or depuis toujours, notre pays, ocupant un endroit stratégique dans le bassin méditerranéen, a été un endroit stratégique dans le passage obligé de toutes les visées expansionnistes et a fait l'objet de toutes les convoitises. La richesse avérée de nos contrées et l'hospitalité de nos ancêtres y ont contribué pour une grande part.
Mais s'il est admis que le parler algérien contient beaucoup de mots venant directement des langues des peuples qui ont ocupé notre pays, il est difficile de reconnaître que nous utilisons encore plus de mots amazighs. Beaucoup d'Algériens arabophones reconnaissent aisément, et sans complexe aucun, les emprunts<< européen>>, mais refusent de considérer que le parler algérien est tout aussi truffé de mots amazighs. Pourquoi, sur des dizaines de personnes interrogées par mes soins, une majorité quasi unanime refuse-t-elle de reconnaître ce fond amazigh dans notre parler quotidien?
Même quand je leur montre que, dans une phrase aussi banale que <<Ouahed tobsi lubia>> (<<une assiette de haricots>>) que l'on peut entendre dans toutes les gargotes algériennes, chacun des trois mots qui la constituent a son origine propre:
-Le premier <<ouahed>> est arabe et désigne le chiffre un (1).
-Le deuxième est amazigh (de adhobsi, mot encore usité et qui signifie disque ou assiette)
-Et le troisième vient de alubia, mot espagnol signifiant haricot.
Ce refus est souvent très vif, d'une violence verbale inouïe, d'une agressivité et d'un dédain ironique si forts que cela m'intrigue depuis des années.<<Moi amis ne vont pas jusqu'à me traiter de fou mais le regard qu'ils me jettent n'en dit pas moins.
Oui, mais les exemples sont là évident et têtus: notre langue parlée en Algérie est constituée pour une bonne part de mots amazighs. Et d'abords, les noms de nos chaînes montagneuses du Tessalah aux Aurès en passant par l'Ouarsénis, le Murdjadjo, le Djurdjura, le Hoggar, etc..sont tous amazighs. De même que les noms de plusieurs de nos villes, comme Tlemcen, Oran, Témouchent, Relizane, Tiaret, Ténès, Tizi-ouzou, Sétif, Tebessa, Batna, Guelma, Tamanrasset, de certains villages comme Messerghin, Arzew, Sfisef, Télagh, Frenda, Sougeur, Gouraya, Tigzirt Azazga, Akbou, Fedj Mzala, Mdaourouch, Genzet, de toutes nos rivières comme la Tafna, la Mekerra, le Seybouse etc. ne sont pas à l'évidence des mots arabes. Ceci s'explique par le fait qu'on ne peut pas changer facilement l'appellation d'un lieu géographiquement connu (les gens savant disent toponyme). N'importe quel géographe vous le dira. Nous continuons encore à désigner des animaux par des vocables amazighs même quand nous connaissons leurs équivalents arabes. Personne parmi nous n'oserait dire leqlaq pour parler de la cigogne, ou soulahfat pour désigner la tortue mais nous utilisons plus facilement bellaredj ou fekroun. Et ces mots sont berbères.
Alors que dire des mots: oukkas (bâton) aaggoun (stupide, bègue), bekkouch (muet)), aassas (surveillant, gardien), bouqredj (bouilloire), berrah (crieur public)), bzim (broche), charef (âgé, vieux), chayet (excédent), chlaghem (moustaches), cherrek (déchirer), fertas (chauve), guezzana (voyante), guejouma (trachée artère, gosier), ghemza (clin d'oeil), gourbi (audis), gmir (borne, frontière), hallouf (cochon, porc), hetref (délirer), jaaboub (nombril), kellah (tromper), negguez (sauter), Kerrouch (le chêne), mech'hah (avare), herrès (casser), zebouj (olivier sauvage), etc? C'est bien simple: je peux solennellement avancer que tous les mots que nous utilisons dans notre parler quotidien et qui ne sont ni d'origine arabe, ni d'origine européenne, sont amazighs. Et ces mots sont nombreux. Trop nombreux pour être ocultés.
Tous les Algériens utilisent des mots amazighs, presque toujours sans le savoir, mais ils aceptent difficilement cette évidence. Il ya comme une gêne à admettre réalité qui pour-tant confirme la part d'amazighité comme une composente essentielle de notre identité. Les textes officiels l'affirment et le soulignent: nous sommes à la fois Arabes, Musulmans et Amazighs. Remarquez en passant qu'on devrait plutôt énoncer ce triptyque dans cet ordre: Amazighs, Musulmans et Arabes. Et même arabophones plutôt qu'Arabes.
Nous ne pouvons être Arabes pour deux raisons:
-La première est que les conquérants musulmans n'étaient pas si nombreux qu'on l'imagine. Le gros de leurs troupes était constitué des peuplades nouvellement islamisées. Aissi par exemple la conquête de l'Espagne s'est faite par des Berbères islamiés menés par Tarik Ibn Ziad (un Berbère lui aussi)).
La seconde raison est que l'islamisation ne fut pas une colonisation de peuplement car, en ces temps-là , la péninsule arabique ne croulait pas sous une surpopulation qui aurait pu lui permettre de peupler tous les terrtoires conquis. Ni d'ailleurs en ces temps-ci.**
hakmetni la fèchlesse => je suis fatiguée il est 1h 25mn je vais dormire a 2 mains. Noublie pas de nous donné la suis demain.