Au moindre éternuement du ciel, les Algériens se tiennent la tete et retiennent leur souffle. Et pour cause, les images des hécatombes enregistrées ces dérnieres années par la <<faute>>du ciel reviennent tel un film pour hauter les esprit, principalement durant la période hivernale, comme c'est le cas actuellement. Et au-delà du constat à chaque fois renouvelé, c'est le remède à meme d'en atténuer l'ampleur qui tarde à pointer du nez. faut-il, comme le suggèrent certains <<éclairés>>, se soumettre et se résigner devant ces manifestations du ciel en se contentant de les mettre sur le compte des caprices de dame de nature ? Ou au contraire, comme le préconisent depuis toujours les scientifiques de tous bords, faire dans la prévention en vue d'en limiter les dégats ? Cette dernière option semble faire son petit bonhomme de chemin, quoique laborieusement, car impliquant plusieurs mesures complémentaires qui tardent malheureusement à etre prises concomitamment.
Il est heureux néanmoins de constater ces derniers temps que les gens sont de plus en plus nombreux à suivre de près l'evolution du temps à travers les bulletins météo quotidiennement donnés par les médias. Une habitude qui s'est difficilement ancrée dans les moeurs au vu des préjugés religieux qui l'ont de tout temps accompagnée. Mais est-ce vraiment suffisant ? Que nenni puisque ce réflexe n'est qu'un maillon d'une très longue chaine de précautions à prendre, notamment par les pouvoirs publics.
C'est à ce niveau justement que la machine semble grincer et sérieusement, notament à l'échelle des collectivités locales, surtout celles de crise et des systèmes de veille sont opérationnels au moindre BMS, mais que peuvent-ils faire quand nos communes ne disposent pas du matériel adéquat pour faire face à pareille situation ?
Il est des municipalités démunies qui ne possèdent meme pas la moindre pelle ou autre pioche et ne disposent pas de personnels pour les besoins du curage des caniveaux quand ils existent, et qui se devait pourtant d'etre une opération de routine. Et puis à quoi serviront ces mesures quand, dans le meme temps, des batisses sont érigées sur des terrains inconstructibles, notamment les berges d'oued et autres cours d'eau, et que d'autres édifices ne répondent à aucune norme urbanistique ? Un véritable cercle vicieux dans lequel les collectivités locales se retrouvent empetrées.
Et pour s'en tirer, rien qu'un traitement de choc, en prenant les choses à bras-le-corps et se départir du coup des demimesures qui ne font que compliquer la donne. Autrement dit, il faut d'abord et surtout agir en amont pour diminuer de l'action en aval. Et le plus rapidement serait le mieux.



