A moins d’un coup de théâtre de dernière minute, la conférence sur le réchauffement climatique de Copenhague s’achèvera sur un échec. L’norme machine médiatique occidentale, à la recherche d’un bouc émissaire, essaie sans conviction de désigner la République Populaire de Chine comme le premier responsable de ce terrible résultat.
Pour l’essentiel, nous venons à peine de découvrir la société de consommation et d’apprécier le départ précipité de « colon » pour se soucier de l’environnement. Ensuite, que pèsent nos sachets bleus face au rejet en CO2 de la Chine et des USA ? Ensuite, c’est le problème de l’Etat et pas le « nôtre » Ensuite ? Il y a des causes plus profondes. Il faut les noter et ne pas en rire. Nous, « musulmans », nous aimons les arbres, mais au Paradis. Nous rêvons du gazon, mais après la mort. Nous pensons aux fleuves mais ceux promis par le Coran et pas ceux qui sont salis sous nos fenêtres. En suite, il y a dans la psychologie du musulman, son idée que « la terre est vaste » et que donc un sachet ou mille ne feront pas la différence. Mais cette archéologie ne suffit pas. Il y a plus.
Que ces pourparlers soient une réussite ou un échec, le monde sera différent en 2050. A nous de définir ces transformations. Nous pouvons choisir l’avenir que nous voulons pour nous-même et pour nos enfants, ou bien laisser aux événements le soin de choisir à notre place un avenir moins positif.

