de lamine16 le Mercredi 17 Juin 2009 - 22:28
Au début des années 90, des centaines, voire des milliers de jeunes algeriens ont été enrôlés dans les maquis. Une majorité d'entre eux étaient trompés par des fetwas, incitant au "Djihad": à la guerre sainte contre un peuple que les prêcheurs d'outre mer, qualifient de mécréants. Les pouvoyeurs de cette option radicale, ont bénéficié, entre temps, de la liberté d'expression, en terre d'asile politique, qui est Londres. Une dizaine d'années durant: un temps suffisant pour verser leur fiel contre une Algerie, qui tente de sortir d'un bourbier des plus meurtriers de son histoire. La valse des "Abou" est devenue des références de pensée et d'action. En l'absence d'institutions religieuses, capables à même de contrecarrer ses attaques, ce sont les Abou Katada le palestinien, Mohamed Al Maqdici, Abdelaziz Saed Imam et Al Albani qui sont devenus lesnouveaux apôtres d'une nouvelle vision de la religion. Ils décident de droit de vie ou de mort des populations désarmées. Les concepteurs de la concorde civile, puis de la réconciliation nationale ont utilisé le terme "égarés". Il était important de ne pas omettre l'aspect de l'endoctrinement idéologique. Prônant un retour aux valeurs authentiques de l'Islam et au cercle vertueux de Médine, du prophète et des quatre Khalifes, la Salafiya rtaditionnelle, n'est pas violente, mais c'est le schisme qui s'y opère à partir de la deuxième guerre du Golfe et qui a été la genèse du virement vers le Jihad, suggère un expert. les nouveaux prêcheurs sont plus enclins à l'usage de la force pour opérer un changement. De facto, les gouvernants sont des apostats et tous ceux qui les servent sont de la même cuvée. Le peuple n'a pas répondu à l'appel, donc passible de la peine capitale. Les témoignages des esprits de jeunes, qui ne voyaient plus le bout de tunnel, notamment les plus chétifs, sont très significatifs, puisqu'au-delà des problèmes techniques et des entraves administratives freinant une intégration dans la société, c'est l'usage de nouvelles Fatwas, supervisées par une autorité religieuse, dépendant de l'Etat, qui devient une mission indispensable pour se prémunir d'une autre dérive. Les points d'inflexion qui ont enclenché la logique de violence doivent faire l'objet d'un diagnostic. Le ministre des Affaires religieuses est interpelé pour opérer de son coté, une réinsertion morale d'abord, pour arriver par la suite à une réintégration sociale.