Dans les années 60 et 70 ans, il y avait respect et reconnaissance de la société pour l’enseignant. Aujourd’hui, la majorité des Algériens ne semble pas apprécier le rôle de l’enseignant qui dans bien des cas, accède à ce métier à son corps défendant.
Handicapé par une formation médiocre et ne disposant que d’une personnalité toute relative, l’enseignant n’arrive pas à s’imposer en classe au double plan de la transmission des connaissances et de la discipline.
Le statut d’enseignant est aujourd’hui dévalorisé, surtout que des problèmes spécifiques empêchent l’éducateur d’envisager des perspectives et projets d’amélioration et de changement. En fait, pareille situation engendre partout une tendance à la facilité, au moindre risque, au moindre effort…
L’accès de la femme à l’enseignement a contribué à raison notamment des longues absences dues aux accouchements…Faire carrière dans l’enseignement attire beaucoup de femmes résignées aux professions sans prestige. Leur présence en masse depuis quelques années a donc contribué à faire perdre à l’enseignant le peu de prestige qui lui restait.
La routine joue également un rôle dans la détérioration du métier d’enseignant. Le professeur passe de longues années à présenter le même cours sans songer à le changer, ne se souciant nullement de savoir s’il a réussi ou échoué dans sa mission.
Pour conclure, je peux dire qu’aucune réforme ne peut atteindre ses objectifs si on ne change pas la situation socioprofessionnelle des enseignants.


